Ainsi dieu silence

Insidieux silence qui dans les vieux adages se voit tissé de fibres d’or, on te disait plus précieux que les voix des âmes projetées hors des corps. Ton écoute légendaire a porté son aura jusqu’au seuil des portes des temps présents. Sous tes pas, dans ce maintenant, tout un chacun te déroule un tapis de louanges. Tes habits créés à même les fleurs les plus belles du monde, la rose, la marguerite, le pois de senteur pour chaque silence empli de compassion et d’amour; cache tes revers, les silences noirs, de peurs, et d’angoisses.
 
Hommes et femmes te gardent près d’eux, te serrent dans leurs bras, te chérissent et t’embrassent.  Tu es le glaive qui pousse vers demain les obstacles à affronter aujourd’hui. Tu es la forteresse qui repousse les tumultes du changement à jamais. Tu deviens dans ces jardins humains une arme terrible qui sème sur son passage stagnation, incompréhension, abandon et doute. Tu ensevelis, vivant l’être, le vrai, le soi. Une partie, un morceau, quelquefois le tout de l’homme se meut, mort.      

Filet de vide et d’absence
Labyrinthe informe empli de replis
Peurs entre l’enfance et l’adolescence
Entrelacés les fibres de l’oubli
 
Souvenirs enfumés, cachés, enfouis
Filet noir entremêlé troué et vieilli.
Égraine dans mon coeur affamé les vérités
Perles écrasées, brisées d'un passé heurté
 
Creux, trou, perte, casse-tête insoluble,
Tête coupée, vidée et rangée dans l’ombre
Femme remue, verte dans la vase sombre
Se hisse hors une fragile nuée de fables
 
Apeurée des dangers d’un futur détricoté
Vérités trichées apaisent pour un temps compté
L’aspiration des souvenirs ressurgissant
L`oubli oublie tout même le temps passant 

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Oubli
La Rose
La douleur des épines de la rose dans mes chairs,n’a d’égale que la beauté de sa robe,trempée dans le sang de mes peines.

 

Calice
Au calice blanc du lys, ton corps baigne
Musque et odeurs suaves imprègnent
 
Ho! Calice blanc, réceptacle d’or
Source de jouvence
Laisse-moi renaître de mes cendres
Au creux de tes hanches

 

JM Marion & Jenny Ouellet

 

 

© 2017  Jenny Ouellet