Les œuvres de mes premières années de création se sont vues habillées de tension, d’inconfort et de noirceur. Je m’intéressais au sombre de la nature humaine. Je visitais des sujets comme la mort, la séparation, l’inceste, le viol, la sexualité et les silences. Mes préoccupations qui étaient basées sur l’individu se sont mises à évoluer, à s’élargir pour inclure le contexte social, économique et environnemental de l’individu.  Le blanc, le beau a commencé doucement à montrer son visage. Mes créations petit à petit se sont mises à devenir souriantes de larmes. J’en suis venu à représenter, les tensions, entre les hommes, entre la nature et l’homme, la compétition entre les intérêts individuels et ceux des collectivités avec des tisons d’espoir.

 

Mes idées créatives germent, des émotions croisées au coin des rues, ou des mots des pages d’un livre, ou encore aux feux allumés et aux eaux déversées d’une actualité torturée. Je peins des poèmes visuels ou une prose abstraite tissée d’émotions mariée à une figuration simple permettant une lecture emplie de sens.

 

La cohabitation de différente technique picturale dans une même toile pour obtenir un ensemble cohérent et lisible représente un élément de recherche récurrent dans mon travail. Je morcèle l’espace par l’utilisation de caches qui permet d’ouvrir des fenêtres sur des mondes figuratifs et abstraits. Des formes géométriques et des aplats gestuels se sont donc vus empilés, juxtaposés, ordonnés, désordonnés et soulignés par des couleurs, ou seulement révélés par de simples lignes afin de créer des éléments sujets à interprétation multiple. 

 

Des éléments figuratifs simples ou complexes de différentes grandeurs se découpent dans l’ensemble par grattage, estompage, simples lignes visibles ou partiellement visibles qui permettent des découvertes échelonnées dans le temps.

 

Mon travail, comme la passion humaine est en continuelle mutation. Je recherche un dosage optimal des différentes techniques picturales.

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© 2017  Jenny Ouellet